Une forêt.
Bree observa les alentours et ne vit que des arbres. En tournant pour chercher la mousse, elle songea que tout avait une impression de déjà-vu.
Elle avait déjà fait ce rêve.
– Jace ?
Le silence lui répondit. Elle inspira un grand coup, tenta de remettre de l’ordre dans ses idées.
Debout au milieu des arbres, elle pouvait sentir leur odeur boisée et épicée, ainsi que celle de la terre meuble et humide sous ses pieds. Il y avait trop de détails pour que ce fût un simple rêve : les feuilles trouées par les limaces, les branches craquant au sol, les champignons au pied des troncs…
Bree secoua la tête. Rêve ou pas, elle n’allait pas prendre racine au milieu d’une forêt. Décidée, elle se mit à avancer, non sans remarquer la même épaisse jupe de laine que la dernière fois et le corset qui lui comprimait la poitrine.
Je ne me suis pas habillée comme ça depuis des années.
Elle marcha pendant ce qui lui sembla être des heures, mais elle savait que le temps s’écoulait différemment, dans l’inconscient. Elle parvint tout de même à une petite clairière où une cabane trônait au milieu des arbres.
Une sourde angoisse tomba sur ses épaules, sembla modifier la gravité pour la faire tomber au sol. Elle gémit en tentant de se relever.
Sa peau était à l’intérieur, elle le sentait dans toutes les fibres de son corps. Sa chair hurlait et son sang bouillonnait dans ses veines, impatient qu’on lui rende ce qui lui appartenait depuis toujours.
Comme la fois passée, Bree se sentit soudain happée par la réalité. Elle chercha un détail à emporter avec elle, la moindre chose qui pourrait l’aider à localiser cette forêt. Au moment même où les arbres disparaissaient en volutes de fumée, elle aperçut la porte de la cabane s’ouvrir, et…
Elle se réveilla.
En nage dans les draps, elle chercha à tâtons le corps de Jace à ses côtés, mais ne trouva que du vide et une place froide, désertée depuis longtemps. Elle se leva d’un bond et, ignorant les étoiles qui dansaient devant ses yeux, avança vers la fenêtre pour ouvrir les rideaux.
Dehors, la journée était déjà bien entamée. Le soleil avait dépassé son zénith et illuminait l’océan de rayons scintillants. Bree soupira en songeant qu’elle avait sûrement un peu trop dormi.
– Bon sang, c’est quoi ce bordel ? souffla-t-elle en se rasseyant sur le lit.
Son cauchemar occupait tout son esprit. C’était la deuxième fois qu’elle rêvait de cette forêt, de sa peau dans une cabane au milieu de nulle part. Était-ce un message de son inconscient ? Un souvenir qui tentait de refaire surface ?
Le manque de sa peau se raviva et la mélancolie ne tarda pas à s’infiltrer en elle. Lorsqu’elle était avec Jace, la tristesse reculait jusqu’à presque disparaître. Mais, dès lors qu’elle était seule, le naturel revenait au galop. Refusant de se laisser aller, elle se releva et attrapa ses vêtements désormais secs. Après les avoir enfilés à la va-vite et avoir remis un semblant d’ordre dans ses cheveux, elle ouvrit la porte et descendit aux cuisines.
Son cœur bondit en découvrant Jace, attablé avec Morag. Les deux semblaient plongés dans une conversation silencieuse, ponctuée de gestes et de sourires. Lorsqu’il l’aperçut, l’Oracle lâcha sa tartine et se leva pour l’enlacer.
– Bien dormi ?
Elle haussa les épaules pour toute réponse. Son cauchemar la hantait encore et elle se sentait vaseuse.
– Tu es levé depuis longtemps ? s’enquit-elle en prenant place à table en face de lui.
– Pas tant que ça, non. Je n’ai pas voulu te réveiller en partant, tu dormais si bien… Mais nous avions besoin de repos, il est presque quatorze heures.
Autour d’elle, Morag s’agitait déjà. Elle posa devant elle des toasts, de la marmelade et une grande tasse de café.
– Merci, Morag.
La Glaistig lui répondit par un sourire et entreprit de nettoyer la cuisine.
– Morag m’expliquait que les gens du village viennent toujours déposer des vivres devant la porte du manoir, annonça Jace. C’est étrange, non ?
– Tu as réussi à comprendre tout ça ?
Jace haussa les épaules et croqua dans un toast.
– Ce n’est pas si compliqué. Morag est très expressive.
Bree tourna la tête et eut un regard tendre pour la domestique qui souriait en astiquant quelques assiettes. Elle n’aurait pas pu être plus d’accord avec Jace.
– Je suis allé chercher la voiture, annonça-t-il. Si jamais tu veux aller à Sandwood Bay…
Bree hésita. En elle, l’impatience et la peur se battaient pour prendre le dessus sur l’autre. D’un côté, elle avait hâte de tenter à nouveau de percer les secrets de Sandwood Bay, et de l’autre…
– Sandwood Bay ? intervint une voix dans son dos.
Jace pâlit d’un coup et Bree soupira. Le fantôme de Lachlann ne semblait pas en avoir fini avec eux.
Le maître des lieux s’assit à leur table, ignorant l’Oracle qui semblait sur le point de faire une crise d’apoplexie.
– Toujours à la recherche de ta peau, hein ? la nargua-t-il.
– La ferme, Lachlann.
– Je te rappelle que je suis chez moi, Breena. Je la fermerai quand je l’aurai décidé.
Bree attrapa sa tasse de café et but une gorgée brûlante, agacée. Lorsqu’elle la reposa, elle s’adressa à Jace en prenant grand soin de faire abstraction de son voisin de table.
– Nous irons demain, il est déjà tard.
– À quoi ça va te servir d’y retourner ? Ça avait si bien marché les douze mille premières fois…
Lachlann ricana et Bree lui lança un regard noir. En face d’eux, Jace reprenait peu à peu des couleurs, tentant tant bien que mal de réfréner le malaise qui s’emparait de lui chaque fois que le fantôme faisait une apparition.
– Comment vous êtes mort ? lâcha-t-il soudain.
Il plaqua sa main sur sa bouche, conscient d’avoir parlé sans réfléchir. Lachlann tourna la tête vers lui comme s’il percevait sa présence pour la première fois et lâcha du bout des lèvres :
– Qui c’est, celui-là ?
Bree ouvrit la bouche pour répliquer, mais Jace la devança :
– Je suis Jace. Le petit-ami de Bree.
La Selkie piqua de nouveau un fard dans son café alors que Lachlann partait d’un rire.
– Un petit-ami ! Ah ! Incroyable ! Breena, quelqu’un a réussi à faire fondre ton cœur de glace !
– La ferme, répéta-t-elle.
– C’est vrai qu’il est plus beau garçon que mon imbécile de fils, commenta le fantôme. Tu as gagné au change.
Fier, Jace bomba le torse. À bien y réfléchir, Lachlann ne lui était plus aussi désagréable.
– Pourquoi ça t’intéresse, la façon dont je suis mort ?
– Eh bien, je me dis que ça a peut-être un rapport avec votre situation… actuelle ?
Lachlann arqua les sourcils et tout sourire disparut de son visage fantomatique.
– Ma situation actuelle ?
Jace se mordit la lèvre et chercha dans sa mémoire le protocole à suivre lorsqu’on avait offensé un fantôme. Le programme d’entraînement de la BPCM était loin d’être aussi complet que ce qu’on avait bien voulu lui faire croire.
– Eh bien, euh… Vous êtes toujours ici alors que vous ne devriez pas l’être et…
– Au risque de me répéter, c’est chez moi, ici. Et je ne laisserai pas mon manoir tomber en ruines ou aux mains d’autres clans. Jamais !
Énervé, Lachlann se releva et disparut dans l’arrière-cuisine sous le regard courroucé de Morag.
– Je ne voulais pas le vexer, je…
La Glaistig leva les mains pour lui signifier qu’il n’avait rien fait de mal, puis leur demanda s’ils avaient terminé leur petit-déjeuner. Il acquiesça, non sans remarquer que Bree n’avait rien avalé. Son visage portait une expression soucieuse et ses yeux, perdus dans le vague, naviguaient dans des eaux lointaines. Il attrapa sa main et entrelaça ses doigts aux siens.
– C’est une magnifique journée. Et si on allait profiter des dernières heures de jour ? J’ai vu qu’il y avait une plage, en bas. On pourrait mettre les pieds dans l’eau ?
La simple perspective de passer quelques heures au bord de l’océan suffit à raviver une étincelle dans le regard de Bree. Elle opina du chef et se leva pour le suivre, non sans dire au revoir à Morag.
Une fois dehors, elle apprécia un instant la morsure du soleil sur sa joue. La température était fraîche et le vent s’était levé, apportant avec lui son lot de complications. Ses cheveux s’emmêlèrent et elle les tressa à la va-vite avant de les cacher sous le bonnet que Jace lui tendait.
– J’ai retrouvé ça dans la voiture de Masa, expliqua-t-il en mettant son propre couvre-chef. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il nous avait acheté des choses pour ce voyage.
– Ça ne m’étonnerait pas de lui.
Bree eut une pensée tendre pour son ami. Ne pas pouvoir lui envoyer d’origami à tout instant lui manquait. Elle aurait aimé lui parler de son rêve, avoir son avis sur la question.
– J’ai aussi pris l’Hawaïenne avec moi, annonça Jace, comme s’il lisait dans ses pensées. Comme ça, s’il veut nous contacter…
La Selkie acquiesça et ils entamèrent leur descente vers Oldshoremore Beach. Le manoir McCullen, perché sur une falaise, surplombait la plage et le chemin qui y menait. Contrairement à la veille, le ciel était dégagé et aucun nuage ne troublait l’horizon. Ignorant la morsure du froid sur ses doigts, Bree attrapa la main de Jace, toujours chaude quel que soit le temps.
Au bout de quelques minutes, ils arrivèrent sur la plage. Bree sourit en songeant que tout était encore comme dans son souvenir : beau et sauvage. Le sable s’étendait sur plusieurs centaines de mètres, ponctué par endroits de mottes d’herbe verte et de rochers plats. Ici, l’océan turquoise s’enroulait sur la rive, laissant derrière lui quelques algues et coquillages au rythme des marées et, au loin, une autre falaise marquait la fin de la grève.
– C’est magnifique, souffla Jace. J’ignorais qu’on pouvait trouver ce genre de paysage ici.
– L’Écosse n’a pas fini de te surprendre, se moqua Bree.
Il la poussa légèrement avec son épaule et se mit à courir vers les vagues. Bree s’élança à sa suite, sautillant pour retirer ses chaussures et retrousser son pantalon. À la frontière qui séparait le sable sec du sable mouillé, elle vit l’Oracle hésiter.
– Tu as peur de perdre un orteil ? railla-t-elle en arrivant à sa hauteur.
– Je suis sûr qu’elle est glacée.
La grimace sur son visage la fit éclater de rire.
– Ça, il n’y a qu’un seul moyen de le savoir.
Alors qu’une vague roulait vers eux, elle le poussa et il fit un pas dans l’océan. Jace retira instantanément son pied de l’eau et recula en gémissant.
– Bordel, c’est froid !
Hilare, Bree avança dans l’océan à son tour.
La première vague lui attrapa les chevilles et elle frissonna en sentant l’étau glacé se resserrer autour de sa peau. Elle partit comme elle était venue, laissant la Selkie orpheline. Elle fit un pas de plus, puis un autre, attirée par l’immensité qui semblait la rappeler à elle.
La supplier de rentrer à la maison.
La main de Jace la rattrapa avant qu’elle fît un troisième pas et le sentiment disparut. Désormais, c’était lui son foyer, son ancre, son port.
Sa famille.
– On aurait presque l’impression de ne plus être en fuite, glissa-t-il à son oreille.
Bree hocha la tête. Elle aussi sentait cette liberté insaisissable qui leur tendait les bras et songea que, dussent-ils décider de rester au manoir, il pourrait se passer des années avant que quelqu’un ne les retrouve. Mais l’idée de se cacher était inenvisageable.
Ils devaient à Keegan de se battre et de rétablir la vérité.
La vérité, justement, terrorisait Bree. Elle avait peur qu’elle lui échappe de nouveau des mains, comme elle l’avait fait de trop nombreuses fois. La voix de Lachlann s’engouffra dans son esprit et la fit frissonner :
« À quoi ça va te servir d’y retourner ? Ça avait si bien marché les douze mille premières fois… »
– Qu’y a-t-il ? demanda Jace en sentant le trouble de sa compagne.
– J’ai… peur, avoua Bree en enroulant son bras autour du sien. Peur de ce que nous allons découvrir à Sandwood Bay, demain. Peur que ça ne donne rien et que nous repartions bredouilles…
– Regarde-moi.
Elle se tourna vers lui et il prit sa tête entre ses mains, collant son front contre le sien. Ce geste raviva le souvenir de leur journée à Rome, au bord de la mer, lorsque Bree avait fini par comprendre que, si elle devait choisir entre lui et l’océan, elle choisirait Jace à tout prix.
– On ne te l’a peut-être pas répété très souvent, mais c’est normal d’avoir peur. Moi aussi, j’ai peur. J’ignore ce qui se trouvera sur cette plage, demain, mais je sais que nous serons ensemble pour l’affronter. Quoi qu’il arrive.
Il posa un baiser sur son front et l’attira contre lui. Blottie dans les bras de Jace, Bree sentit la peur faire quelques pas en arrière. Après tout, même si elle avait démissionné, elle restait une agente aguerrie et entraînée. Elle n’était plus la Selkie égarée et colérique qui s’était présentée à Sandwood Bay deux cents ans plus tôt.
– On va s’asseoir sur la plage avant que je perde un orteil ? proposa Jace.
La Selkie sourit et le suivit sur la berge. Ils se posèrent tous deux sur le sable, face à l’océan, le regard perdu dans l’horizon et dans le jour déclinant.
Le silence les entoura, ponctué de questions muettes. Finalement, Bree le brisa :
– J’ai refait ce rêve, avec la forêt.
Elle lui raconta tout, tâchant de se rappeler des moindres détails. Comme la fois précédente, le cauchemar laissa Jace perplexe.
– On pourrait peut-être trouver un manuel sur la signification des rêves ?
– Je ne suis pas persuadée que ce soit un rêve… C’est trop réel, trop vrai… On dirait presque un souvenir. Mais je ne comprends pas : je me suis réveillée à Sandwood Bay, pourquoi ma peau serait-elle dans une forêt ?
Jace pinça les lèvres, pensif. Chaque jour apportait son nouveau lot d’interrogations et, pour le moment, toutes les réponses leur échappaient.
– Nous trouverons peut-être une piste demain, finit-il par lâcher.
– J’espère juste que Lachlann n’a pas raison. Je me suis rendue tellement de fois à Sandwood Bay et je suis toujours rentrée sans réponse. La Lady… La Lady ne m’aime pas beaucoup, je crois.
L’Oracle tourna la tête vers Bree. La Lady de Sandwood Bay figurait parmi les créatures les plus énigmatiques d’Écosse. Pour certains, elle était une Sirène, et pour d’autres, une Sorcière. La seule chose certaine était que sa plage était maudite et qu’il était impossible d’y pratiquer la moindre forme de magie. Ce qui expliquait, entre autres, pourquoi Bree n’avait jamais pu remonter le temps là-bas.
– Tu l’as déjà vue ?
– Oui, une fois. La dernière fois que je me suis rendue à Sandwood Bay, en réalité.
Jace sentait à son ton étouffé que le souvenir était pénible et il ne voulait pas la forcer à en parler. Il allait le lui dire lorsqu’elle poursuivit :
– À l’époque, j’allais à Sandwood Bay au moins une fois par semaine. J’ai fait ça pendant dix ans. Vivre sans ma peau et sans mes souvenirs me rendait folle. Si Lachlann n’avait pas été là, je ne sais pas ce que je serais devenue… Il disait souvent qu’il avait peur de se réveiller un matin et de découvrir que j’avais sauté de la falaise.
Le cœur de l’Oracle se serra en imaginant Bree morte sur des rochers. Il refusait de l’envisager.
– Ce jour-là, un jour comme tous les autres, je me suis rendue sur la plage. J’étais désespérée ; c’était un drôle d’anniversaire puisque, dix années plus tôt, je m’étais réveillée à Sandwood Bay sans ma peau. C’était en 1823.
« En arrivant là-bas, j’ai commencé à avancer dans l’océan. J’ai tenté de remonter le temps, en vain. Au bout du sixième essai, j’ai abandonné et j’ai commencé à pleurer.
« La mer était si calme, si douce. Je crevais d’envie de retourner nager avec les poissons, de me retrouver seule dans l’immensité de l’océan. Je détestais être humaine et la perspective de ne pas vieillir m’effrayait, plus qu’elle ne m’effraie aujourd’hui. Alors, je me suis dit… que c’était un jour parfait pour en finir avec la vie. »
Jace dut réfréner les larmes qui bordaient sa paupière. Il se perdit dans la contemplation du visage de Bree et se demanda comment elle pouvait lui dire tout cela sans trembler ou faillir. La force qui émanait d’elle l’impressionnait et il n’osait imaginer ce qu’elle avait vécu.
– J’ai plongé, continua-t-elle. Et bien sûr, je ne savais plus nager. J’ai réprimé tous mes réflexes, commencé à avaler de l’eau. Et, alors que j’étais sur le point de perdre connaissance, un bras m’a attrapée et hissée à la surface.
« C’était elle. La Lady de Sandwood Bay. Je me rappelle à peine à quoi elle ressemblait, j’étais à moitié assommée. Mais je me souviens de ce qu’elle m’a dit.
« La vie est précieuse, petite Selkie. Mourir ne t’apportera pas le repos que tu attends. La réponse est quelque part au-dehors, cesse de la chercher ici. Tu dois comprendre par toi-même, c’est ta punition. Ta malédiction. »
La voix de Bree s’éteignit dans un murmure et Jace frissonna.
– Tu crois que c’est elle qui t’a maudite ? Pour que tu ne retrouves pas tes souvenirs ?
– Je n’en sais rien. Je suis repartie trempée, l’ego en miettes, plus déprimée que jamais. Quand je suis rentrée, Lachlann m’a proposé d’épouser son fils. C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Tu connais la suite.
Le silence les entoura de nouveau alors que la nuit tombait peu à peu. Pensif, Jace réfléchissait aux révélations de Bree. La malédiction était-elle réelle ou n’était-ce qu’une métaphore ?
– J’imagine qu’il faudra soumettre la Lady à la question, demain, murmura-t-il.
– Si elle accepte de se montrer.
– Elle se montrera.
Bree tourna la tête vers lui et fronça les sourcils.
– Comment le sais-tu ? Jace, ne me dis pas que tu as utilisé ton pouvoir.
– Non, bien sûr que non !
– Alors, comment peux-tu en être certain ?
Jace caressa la joue de Bree et posa un baiser sur ses lèvres.
– Parce que si quelqu’un mérite des réponses, c’est toi.