Pietra Paganini
Une page d’Encyclopédie ne suffira jamais à décrire la vie de Pietra Paganini qui pourrait tenir en une épopée de trois volumes, minimum, tant elle est palpitante ! Essayons néanmoins.
Centauresse issue du peuple des Amazones, Pietra naît en 1742 en Sicile, au pied du Stromboli. Son village, caché derrière l’imposant volcan, vit reclus des mortels qui se sentent menacés par la présence des Centaures. Ses parents cultivent l’Ambroisie, une plante connue pour ses propriétés bénéfiques lorsqu’elle est bien préparée, mais néfaste lorsqu’on la laisse se reproduire partout.
Un jour, le drame. Le village des Amazones est attaqué par des mortels. Le massacre est terrible : Pietra est la seule survivante. Âgée de quatorze ans, la jeune Centauresse part en exil sur l’île de Paros, en Grèce, où elle apprend seule à se reconstruire.
Lorsqu’elle réapparaît, des années plus tard, c’est à la tête d’un petit groupe de prêcheurs. Elle entend transmettre le mode de vie des Amazones autour d’elle. Sa sagesse et son charisme lui valent d’être très vite reconnue dans la société magique et, en 1822, on lui propose le poste de cheffe de la BPCM italienne.
Pietra est considérée comme en avance sur son temps. Dans bien des régions italiennes, elle tente de faire coexister mortels et créatures magiques à l’insu du Haut Gouvernement. La tolérance, dit-elle, est la clé de la paix.
Néanmoins, ce personnage aura visiblement viré de bord, ces dernières années. De plus en plus en désaccord avec le gouvernement en place, elle n’hésite pas à afficher sa position et refuse la transformation de la BPCM en milice. Le Ministre Gailman dira d’elle : si elle ne plie pas, elle connaîtra le même sort que son peuple.
Nous le savons aujourd’hui, Pietra Paganini n’a pas plié.