Culloden
Il est des endroits dont le sort funeste hantera à jamais nos mémoires. Culloden, en tant qu’ultime théâtre de la révolution jacobite de 1746, est un de ceux-là.
Pour comprendre les enjeux de l’époque, il faut se plonger dans la société mortelle du XVIIIe siècle. L’Écosse est alors majoritairement occupée par les Anglais, représentés par leurs soldats nommés les Dragons rouges. Au nom du roi, ils font régner l’ordre, au grand dam des Écossais qui entendent ramener un Stuart sur le trône.
C’est ainsi qu’à Culloden, le 16 avril 1746, la bataille éclate. D’un côté, les jacobites qui militent pour leur indépendance ; ce sont des fermiers, des villageois, des Highlanders forts et fiers mais inexpérimentés. Menés maladroitement par Charles Stuart, ils ont la rage au ventre. Sur l’autre versant de la plaine de Culloden, les Dragons rouges et leur commandant, le duc de Cumberland. Organisés, armés de canons et d’artillerie, les soldats entament un massacre sans merci.
L’affrontement prend fin en moins d’une heure et la victoire des Anglais enterre pour toujours les ambitions jacobites. Cette défaite cuisante met peu à peu fin au système des clans en Écosse et en pousse certains à migrer vers le Nouveau Monde.
Tapies dans l’ombre, les créatures magiques restent impuissantes. La répression les impacte tout autant puisqu’avec la perte des chefs de clans, elles perdent leurs protecteurs et sombrent dans l’oubli.
D’aucuns prétendent que, s’il fallait revivre une journée pour changer l’Histoire, ce serait celle-ci.